Pour mettre en place un système de communication augmentative et alternative, il est nécessaire de suivre un itinéraire d'implémentation :

Évaluation.
  • Une interview individuelle est réalisée pour connaître les principales barrières d'accès.
    • Problèmes sensoriels (vue, audition).
    • Problèmes dans les prérequis cognitifs du langage (connaissance, attention, intention communicative, etc.).
    • Problèmes linguistiques en soi. Dysarthrie et aphasie. Langage par canaux alternatives au verbaux-oraux-audibles (pictogrammes).
    • Graves problèmes moteurs. Selon le type de mobilité résiduelle, divers systèmes sont disponibles.
  • Un profil individuel de communication est établi.
Entraînement cognitif et linguistique.
  • Il y a généralement deux scénarios :
    • Personnes ayant un langage préalablement normal (enfants âgés ou adultes) qui perdent la capacité de communiquer autonome en raison d'une condition acquise. Une fois l'obstacle de communication identifié, l'implémentation et l'apprentissage de la technologie sont généralement rapides.
    • Enfants avec des maladies congénitales qui n'ont pas la capacité de communiquer et qui n'ont jamais développé un langage ou qui ne sont pas encore âgés pour le faire. Dans ce cas, le processus est plus long, car nous devrons augmenter progressivement la complexité du système de communication et, en retour, l'implémentation du système de communication fournira des expériences d'apprentissage pour le développement du langage.
      • Il faut former les prérequis linguistiques (la connaissance, l'attention, l'intention communicative, etc.).
      • Il faut sélectionner un vocabulaire personnalisé que l'individu puisse gérer, pour ensuite l'étendre à mesure qu'apparaîtront de nouvelles nécessités.
      • Par exemple, dans les enfants âgés de moins de 3 ans souffrant d'affections neurologiques graves qui ne peuvent utiliser que des mouvements oculars volontaires, il faudrait commencer à utiliser des communicateurs de type analogique avec une réponse OUI/NON et progressivement augmenter la quantité de symboles en fonction des possibilités de l'enfant. Les panneaux peuvent être artisanaux ou bien utiliser les solutions commerciales à cet effet. type ETRAN:

https://www.elaandalucia.es/WP/wp-content/uploads/paneles-para-la-comunicacion-con-la-mirada.pdf

Mise en œuvre pratique de la technologie.
  • Finalement, on sélectionne le dispositif technologique optimal et l'implémentation commence, initialement dans le contexte familial et éducatif pour être ensuite généralisée à des environnements naturels.
  • Selon le type de technologie, il existe différentes procédures pour la financer. Il existe des ressources pour les centres éducatifs et pour les utilisateurs :

https://hisenda.gva.es/documents/90598251/168122851/Equipamiento+TIC+para+Centros+de+Educaci%C3%B3n+Especial.pdf/5e30a2d5-83cd-4aa7-b9ea-e9d8a1b23e92

https://ceice.gva.es/es/web/inclusioeducativa/accessibilitat

https://www.gva.es/es/inicio/procedimientos?id_proc=G94986

  • Par exemple, dans le cas précédent, chez les individus qui ne disposent que de mouvements oculaires volontaires pour communiquer, le système Irisbond peut être utilisé. C'est le seul système de prescription sanitaire.